Turquie : la grande purge du PJD

Après le coup d’Etat raté contre le président Recep Tayyip Erdogan, les purges continuent en Turquie. 8 000 policiers ont été mis à pied, plus de 6 000 interpellations ont été effectuées dans les rangs de l’armée. Le grand-nettoyage semble à peine démarrer pour toucher aussi les fonctionnaires. Pas moins de 1 500 d’entre eux ont été suspendus. Ils sont soupçonnés d’être proches de l’ennemi juré du Sultan des temps modernes, le prédicateur Fethullah Gülen désigné comme responsable de la tentative de coup d’Etat.
Les trois millions de fonctionnaires du pays ont vu leurs congés annuels annulés. Quant à ceux déjà partis, le pouvoir leur a ordonné de regagner au plus vite leur poste. Tous sont désormais interdits de sortie de territoire, sauf autorisation exceptionnelle. Un contrôle aux frontières a été mis en place.
Dans le même temps, la base militaire d’Incirlik, dans le sud du pays, a été perquisitionnée. Cette base aérienne est utilisée par la coalition antijihadiste menée par les Etats-Unis. Les autorités turques suspectent que l’endroit ait été utilisé comme base arrière pour ravitailler les avions des putschistes.
Le président Erdogan, sorti symboliquement grandi du coup d’Etat manqué, pourrait continuer dans la surenchère autoritaire. Il a même évoqué le rétablissement de la peine de mort pour ceux qu’il appelle désormais des « terroristes ». Le président turc a déclaré lundi dans un entretien à la chaîne de télévision CNN que le peuple turc souhaitait la peine de mort – abolie dans le pays depuis 2004 – pour les responsables de la tentative ratée de coup d’Etat militaire de vendredi.

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