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La Turquie renforce sa présence en Syrie : Une initiative de tous les dangers

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Le président turc Recep Tayyip Erdogan a affirmé jeudi que les opérations militaires menées par la Turquie dans le nord de la Syrie allaient s’étendre à la ville de Raqqa, fief du groupe Etat islamique (EI). «Maintenant, nous avançons vers Al-Bab», a dit M. Erdogan, en référence à une ville du nord de la Syrie contrôlée par l’EI. «Après cela, nous allons avancer vers Minbej», contrôlée par les milices kurdes, «et vers Raqqa», a ajouté le chef de l’Etat turc dans un discours retransmis à la télévision. Ces déclarations interviennent au lendemain des mises en garde proférées par le pouvoir syrien contre toute violation de son territoire qui serait considérée comme un acte hostile. Dès lors, le Président turc semble minorer ces mises en garde sévères qui s’apparentent à des « lignes rouges » que l’armée turque entendent outrepasser pour servir les intérêts visés depuis longtemps par Ankara : l’établissement d’une « zone tampon » entre la Turquie et la Syrie sur la partie nord du territoire syrien qui serait, le cas échéant, doublée d’une « No Fly Zone ». Les observateurs sont inquiets à l’idée de voir le conflit syrien dégénérer puisque l’armée syrienne et ses soutiens n’entendent nullement se laisser déborder au niveau de la ville d’Alep par une quelconque tentative d’encerclement turc. La Russie qui épaule le régime syrien dans sa guerre contre le terrorisme ne saurait accepter un tel développement qui affaiblirait son allié méditerranéen et mettrait en équation son intégrité territoriale. L’évolution du dossier syrien paraît des plus inquiétantes aujourd’hui. Et c’est la raison pour laquelle la Russie a réagi en mobilisant d’autres renforts militaires. Déjà, le porte-avions russe Amiral Kouznetsov a passé le détroit de Gibraltar pour entrer en Méditerranée. Le groupe aéronaval, moins de dix bâtiments, est également composé du croiseur Pierre Le Grand et du destroyer Severomorsk. Les deux derniers navires de soutien ont passé le détroit dans la matinée. L’équipée doit mettre le cap vers la Méditerranée orientale, au large des côtes syriennes. Il s’agit de son premier déploiement en conditions de combat.
La flotte russe qui se dirige vers la Méditerranée orientale ne constitue que l’escorte classique d’un porte-avions de la classe du Kouznetsov. Ce dernier s’accompagne en principe d’un croiseur lance-missiles, le Pierre le Grand, et d’un destroyer, le Severomosk. Cinq autres navires habituellement affectés à la flotte du Nord auraient été repérés ces derniers jours. Et très certainement aussi un sous-marin. Le déploiement du navire amiral de la flotte russe aura certainement une forte portée politique.
La Russie avait annoncé à la mi-octobre que l’Amiral Kouznetsov et son escorte se dirigeaient vers la Syrie, avec des avions et des hélicoptères de combat. Le secrétaire général de l’Otan, Jens Stoltenberg, s’est inquiété de la participation possible du groupe aéronaval aux combats sur le territoire syrien.
Après avoir subi des travaux d’entretien dans les chantiers de Mourmansk, le porte-avions se prépare maintenant à conduire des missions de combat, équipé entre autres de MiG-29K flambant neufs, mais qui n’ont jamais été engagés dans des missions de guerre.
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