Un Exécutif pas si ramassé que ça: Six partis pour 36 ministères

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Le gouvernement El Othmani nommé mardi 5 avril par le Souverain n’aura pas été aussi ramassé que le laissaient entendre les indiscrétions ayant filtré au fil des négociations engagées entre les six partis politiques qui forment l’actuelle coalition gouvernementale: PJD, RNI, PPS, MP, USFP et UC. L’Exécutif se décompose entre 36 ministères, le gros lot étant du côté du PJD. On notera que l’actuel gouvernement a fait mieux que les formules I et II de Benkirane en matière de parité recherchée : 9 femmes y ont pris place, 8 en tant que secrétaires d’Etat. Comme on y voit l’émergence de super-ministères hérités, entre autres, par des leaders de partis. Tel est le cas pour Aziz Akhannouch (président du RNI), appelé à gérer l’Agriculture, la pêche maritime, le développement rural et les eaux et forêts, comme pour Nabil Benabdallah (PPS) à la tête de l’Aménagement du territoire national, de l’urbanisme, de l’habitat et de la politique de la ville et de Mohamed Sajid (SG de l’UC), chapeautant Tourisme, transport aérien, artisanat et économie sociale. Un autre super-ministère revient, lui, à un technocrate en la personne de Mohamed Hassad. L’ex-ministre de l’Intérieur qui a cédé son maroquin à Abdelouafi Laftit hérite du système de l’enseignement dans sa globalité avec, en prime, la recherche scientifique. Le vent de la réforme est perceptible, donc.
On notera aussi que Mustapha Ramid, ancien ministre de la Justice et des libertés, a été promu ministre d’Etat chargé des Droits de l’Homme, rang qui le place comme deuxième homme fort du gouvernement, après Saâd-Eddine El Othmani. L’effet « Ben Arafa » lié à la fidélité à A. Benkirane n’aura donc pas été dévastateur pour la carrière de l’avocat.
Une autre promotion est à signaler au niveau de la diplomatie. Ainsi, Nasser Bourita est désormais ministre des Affaires étrangères et de la coopération internationale, après avoir été ministre délégué auprès du ministre des Affaires étrangères et de la coopération.
On notera que le gouvernement El Othmani a été large dans la mise en place de secrétariats d’Etat. Pas moins de 15 secrétariats d’Etats ont ainsi été créés, alors qu’il n’y en avait aucun dans le gouvernement précédent. Voilà qui en dit long sur les arbitrages ayant accompagné la négociation entre les forces politiques coalisées.
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