Un film sur le prophète: Le défi de Majid Majidi

Après plusieurs années de production, la mégaproduction iranienne du réalisateur Majid Majidi consacrée à l’enfance du prophète Mahomet est projetée dans les salles iraniennes. Un long-métrage que les tenants de l’islam sunnite ne voient pas d’un bon œil. Ce premier volet d’une trilogie véhicule un message contre la violence religieuse. Au centre d’une brouille entre Téhéran et Ryad, en 2012 déjà les Saoudiens s’étaient élevés contre une production qui fait dans l’idolâtrie, cette mégaproduction qui a mobilisé quelque 40 millions de dollars (en partie financée par l’Etat). Projeté au festival du film de Montréal, son producteur cherche à susciter l’intérêt des distributeurs européens.
Aux yeux du cinéaste iranien, l’interprétation fallacieuse de l’Islam vient «de groupes terroristes» comme «l’État islamique qui n’ont pas de lien avec l’islam dont ils ont volé le nom» et qui veulent en projeter «une image terrifiante dans le monde» alors que «l’islam c’est la concertation, la bonté et la paix».
Selon Majid Majidi, «Mahomet» ne dépeint pas le prophète lui-même mais le monde tyrannique qui l’entoure tel qu’il le voit à travers ses yeux d’enfant, de sa naissance à l’âge de 13 ans. Par un jeu d’effets spéciaux, son visage n’apparaît jamais, «mais on voit sa silhouette et son profil». Ce qui «peut être dénoncé par les plus radicaux», reconnaît le cinéaste.

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