Une caserne attaquée à Larache: La Grande muette garde le silence

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Etonnante est l’information qui a défrayé la chronique ces derniers jours depuis Larache. Une caserne des FAR aurait subi un assaut en règle qui aurait pu prendre une autre ampleur si les éléments en charge de la garde n’avaient pas fait preuve de vigilance. Cette « info » a vite été reléguée au second plan, si elle n’a pas été tout bonnement sacrifiée sur l’autel réservé aux « chiens écrasés ». Il faut dire que les médias étaient focalisés sur l’évolution du dossier saharien. Mais l’affaire est là, bien grave, dans ses motivations comme dans ses implications. Gageons que l’état d’alerte aura été relevé de plusieurs crans au niveau des diverses places d’armes. Une procédure tout à fait normale, en pareilles circonstances. Bien entendu, la « Grande muette » garde un silence de plomb sur cette affaire qui n’aura pas manqué de secouer l’opinion publique qui suit, de près ou de loin, les circonvolutions d’un monde marqué, il est vrai, par l’expression de la violence brute. Et ce qui se passe sur l’échiquier arabe est assez édifiant, le morcellement étant toujours présent dans les esprits de ceux qui voient jusqu’où l’islam politique peut être instrumentalisé pour produire in fine des monstres de la puissance déstabilisatrice de Daech et consorts. De cette violence le Royaume, on en convient, n’est pas exempt. Comme le démontre l’action de veille à laquelle se livre le fameux Bureau des investigations qui démantèle cellule après cellule terroriste. Autant dire que le pays, à Dieu ne plaise, n’est pas à l’abri… Certes, la vigilance est bien là, dans nos rues et le long des artères. Le dispositif « Hadar » est toujours opérationnel. Et le BCIJ a très tôt fait d’assimiler les vertus d’une communication assez transparente, l’objectif étant, et c’est de bonne guerre, de mobiliser les citoyens contre les dérives qui pourraient conduire à l’irréparable. Mais quid de l’épisode de Larache ? L’opinion a le droit de savoir ce qui s’est réellement tramé. Non pas uniquement pour empêcher que de pareils forfaits ne se reproduisent, mais aussi et surtout pour éviter au pays de sombrer dans l’angoisse. Ce n’est certainement pas tous les jours qu’au saut du lit on apprend qu’une caserne des FAR a été prise d’assaut. A affaire singulière traitement singulier.

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