Une déferlante verte surprend l’Elysée et ses partisans

Le second tour des élections municipales a été marqué par une forte percée des écologistes dans plusieurs grandes villes de France. Les premières estimations relayées par les médias assurent que les Verts ont remporté de grandes villes comme Bordeaux, Marseille, Besançon, Lyon, Poitiers et Tours, confirmant ainsi les pronostics avant-scrutin.

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Une déferlante verte surprend l’Elysée et ses partisans

La victoire des candidats EELV (Europe Écologie Les Verts) témoignent d’une “volonté d’une écologie concrète, d’une écologie en action, d’avoir des réponses concrètes à la vie locale, à la vie quotidienne”, a réagi le député européen écologiste Yannick Jadot, qui a salué la victoire des projets écologistes en France. A Paris, la maire socialiste sortante Anne Hidalgo, alliée aux écologistes, a été largement réélue avec plus de 50% des voix. Elle était concurrencé par deux anciennes ministres : Rachita Dati (Les Républicains) et Agnès Buzyn (LREM, parti présidentiel). A Lille, la maire socialiste Martine Aubry l’a emporté sur le fil devant les Verts.

Pour sa part, le parti présidentiel, La République en Marche (LREM), n’aurait remporté aucune ville majeure, toujours selon les premières estimations. Le Premier Ministre, Edouard Philippe qui s’est présenté au Havre (Ouest) a été, quant à lui, largement réélu. “Ce soir nous éprouvons une déception, parce qu’il y a des endroits (…), où notre propre division interne nous a conduits à des scores extrêmement décevants”, a réagi la porte-parole du gouvernement, Sibeth Ndiaye, affirmant dans des déclarations rapportées par les médias du pays que “dans les mois à venir”, la République en marche ne pourrait “(se) permettre ce genre de divisions”.

Les verts taclent E. Macron

Reporté en raison de l’épidémie du Coronavirus, le second tour des élections municipales a été marqué par une abstention historique avec 59,5% des Français qui ne sont pas rendus dans les urnes ce dimanche, selon les premières estimations. Dans un communiqué de l’Elysée, le Président Emmanuel Macron s’est dit “préoccupé par le faible taux de participation aux élections municipales”. 

Environ 16,5 millions de Français, soit 39% du corps électoral, était appelés aux urnes pour choisir leurs maires et conseillers municipaux dans les communes où le conseil municipal n’a pas été élu au complet au premier tour. En tout cas, les personnalités d’EELV et des ONG ont sévèrement jugé les réponses d’Emmanuel Macron aux propositions de la Convention citoyenne pour le climat. Il lui est reproché notamment le refus de taxer les dividendes pour financer la transition écologique. Les déclarations d’Emmanuel Macron, à l’occasion de la réception, le 29 juin à l’Elysée, des 150 membres de la Convention citoyenne pour le climat (CCC), n’ont guère convaincu auprès des écologistes du parti Europe Ecologie-Les Verts (EELV) et des ONG de défense de l’environnement. 

Il est notamment reproché au chef d’Etat de ne pas avoir endossé la totalité des propositions émises par la CCC (il en a rejeté trois), tout comme son discours jugé creux, qui ne s’attaquerait pas aux vrais enjeux écologiques. «Le monde d’après peu encore attendre», «entêtement aveugle»… La députée européenne d’EELV, Karima Delli, a ciblé le rejet par E. Macron de la proposition de la CCC  de taxer à hauteur de 4% les dividendes, le chef d’Etat estimant qu’elle risquerait de «décourager l’investissement». «Macron refuse de taxer les dividendes pour préserver le climat et appliquer la justice fiscale : les masques tombent déjà, les belles paroles sont là, les actes sont déjà absents. Le monde d’après peu encore attendre après-demain», a-t-elle lancé sur Twitter.

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