Vacances, Aïd et rentrée scolaire : Le panier de la ménagère explose !

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L’Aïd El Kébir coïncide cette année avec la rentrée scolaire. Selon le HCP, le total de cette double dépense avoisinerait 80 % de la dépense moyenne totale sur un mois des ménages les moins aisés ! Cela sans parler des vacances…
Cette situation n’a pas laissé indifférent le Haut commissariat au plan (HCP) qui dans sa dernière note d’information a ôté le voile sur une partie de ce « calvaire » que vit une bonne partie des Marocains. D’emblée, le HCP relève une situation paradoxale. Les plus pauvres sont plus attachés au rituel du sacrifice que les riches. C’est la tranche des 20 % les moins aisés, dont le total de cette double dépense dépasserait 78% de leur dépense moyenne totale sur un mois, qui en souffre le plus. Le HCP affirme que « plus on est riche et instruit, plus on a tendance à se soustraire à cette obligation religieuse ». Selon lui, le non-accomplissement de ce rituel est plus souvent le fait de ménages citadins ou de personnes vivant seules. Le statisticien du Royaume précise que près de 12 % des ménages appartenant aux 10% de la population la plus aisée ne sacrifient pas de mouton, contre moins de 2% pour les ménages relevant des 10% de la population la plus pauvre. De même, 11,6 % des ménages qui ont un niveau d’enseignement supérieur s’inscrivent dans cette tendance, contre 4% pour ceux sans niveau d’instruction. Se référant aux données des enquêtes nationales sur la consommation et les dépenses des ménages, le HCP souligne que le rituel du sacrifice n’est pas accompli par l’ensemble des ménages marocains. Près de 5 % des Marocains ne l’ont pas accompli en 2013, indique-t-il.
Plus en détail, le HCP affirme que le sacrifice à lui seul prélève près de 29 % en moyenne de la dépense globale mensuelle du ménage marocain. Sur la base de cette moyenne, la charge financière sur le budget des ménages est variable selon le niveau de vie : elle représente plus de la moitié (57 %) de la dépense globale mensuelle pour les 10 % des ménages les plus pauvres, contre 15% pour les 10% les plus aisés. De son côté, la rentrée scolaire s’accapare près de 26 % (environ 1751 dirhams 2013/2014) de la dépense mensuelle des ménages. Cette situation est d’autant plus inquiétante lorsqu’on sait que les prix dans le secteur de l’enseignement ont tendance, ces dernières années, à augmenter continuellement avec un rythme supérieur à l’inflation, insiste le HCP. Pis, depuis 2007, le prix global dans le secteur a augmenté annuellement de 3,4 % en moyenne ce qui a engendré au final une hausse cumulée de 40% sur dix ans, ajoute la même source.

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