Veillées d’armes au Venezuela : Que prépare Washington contre Maduro ?

Nikolaï Patrouchev,  secrétaire général du Conseil de sécurité russe affirme que l’armée américaine aurait déployé des unités spéciales à Porto Rico et en Colombie, avec pour but de renverser le président vénézuélien Nicolas Maduro. Washington n’a pas commenté.

Le 24 février, Mike Pompeo, secrétaire d’Etat américain Mike Pompeo affirmait être certain que «grâce aux Vénézuéliens, les jours de Maduro [étaient] comptés». Interrogé sur le scénario d’un recours à la force par l’armée américaine, M. Pompeo a, à l’instar de Donald Trump lors de précédentes déclarations, refusé d’exclure ce scénario. «Nous avons dit que toutes les options étaient sur la table», a-t-il commenté à l’antenne de la chaîne Fox News. «Nous ferons ce qu’il faut pour […] que la démocratie règne et qu’un avenir meilleur apparaisse pour les Vénézuéliens», a-t-il ajouté

Le Groupe de Lima a réitéré, lundi 25 février à Bogota, son appel au président vénézuélien N. Maduro à quitter le pouvoir mais a écarté l’« usage de la force ».  Les 14 pays membres alertent par ailleurs la Cour pénale internationale (CPI) sur la « grave situation » au Venezuela.

Les 14 pays membres du Groupe de Lima « décident de solliciter la Cour pénale internationale afin qu’elle prenne en considération la grave situation humanitaire au Venezuela, la violence criminelle de Maduro contre la population civile et le refus de l’accès à l’aide internationale, qui constituent un crime contre l’Humanité », selon leur déclaration finale lue par le ministre des Affaires étrangères colombien, Carlos Holmes Trujillo.

Le Groupe de Lima soutient une transition démocratique « sans usage de la force ». Les pays membres « réitèrent leur conviction que la transition vers la démocratie doit être menée par les Vénézuéliens eux-mêmes pacifiquement, ainsi que dans le cadre de la Constitution et du droit international, soutenu par des moyens politiques et diplomatiques, sans usage de la force ».

Pas question d’utiliser la force contre N. Maduro. L’issue à la crise vénézuélienne doit être pacifique. C’est ce qu’avait déclaré d’entrée de jeu le vice-ministre des Relations extérieures péruvien Hugo de Zela Martinez. Dimanche 24 février déjà, le Chili et plus discrètement le Brésil s’étaient prononcés en ce sens.

« Pour vous, président Guaido, un message très simple du président Trump : nous sommes avec vous à 100% », a déclaré le vice-président des Etats-Unis Mike Pence à J. Guaido à Bogota. « Nous espérons une transition pacifique vers la démocratie. Mais le président Trump a été clair : toutes les options sont sur la table », a-t-il ajouté pendant la réunion. Le président colombien Ivan Duque a, lui, réclamé un « encerclement plus fort et efficace » de N. Maduro.

L’Union européenne a demandé lundi d’« éviter une intervention militaire » et précisé être en contact avec toutes les parties impliquées dans la crise, selon Maja Kocijancic, porte-parole de la chef de la diplomatie européenne, Federica Mogherini.

« Les Etats-Unis ont demandé pour aujourd’hui mardi une réunion publique sur le Venezuela », a indiqué un diplomate sous couvert d’anonymat cité par l’AFP. Interrogé pour savoir si Washington pourrait à cette occasion mettre aux voix son projet de résolution, qui est sur la table du Conseil de sécurité des Nations unies depuis début février, un autre diplomate a répondu également sous couvert d’anonymat : « On verra ». La dernière réunion du Conseil de sécurité de l’ONU sur le Venezuela remonte au 27 janvier.

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