Venezuela : N. Maduro dans l’œil du cyclone

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A Caracas, le Conseil national électoral (CNE) a validé, lundi 1er août, la demande de l’opposition d’organiser un référendum sur le départ du président vénézuélien Nicolas Maduro. Mais dans le processus de « dé-chavezisation » du pays, il y a beaucoup de la coupe aux lèvres. En effet, l’autorité électorale n’a pas communiqué les dates de la phase suivante : le recueil de quatre millions de signatures. Ce qui en dit long sur la fragilité du camp anti-Maduro qui, bénéficiant d’appuis extérieurs, cible non pas la destitution du Président, élu en 2013 pour un mandat allant jusqu’en 2019, mais la démolition de l’Etat socialiste. Depuis les élections législatives de décembre 2015, il faut dire que le système fait face à un Parlement dominé par une coalition de centre droit, la Table de l’unité démocratique (Mesa de la Unidad Democrática, MUD), qui exige l’organisation d’un référendum contre N. Maduro avant la fin de l’année. La MUD tient le chef de l’Etat pour responsable des pénuries alimentaires, de l’hyperinflation et, plus généralement, de la situation de plus en plus chaotique du pays. « Le référendum révocatoire, c’est pour en finir avec les files d’attente, pour qu’il y ait de la nourriture et des médicaments, suffisamment d’argent pour chacun et de la sécurité », déclare l’un des leaders de l’opposition, Henrique Capriles, ancien candidat à la présidentielle.

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