Venezuela sur la voie du Brésil ?

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Au Venezuela, le Conseil national électoral (CNE) a annoncé mardi 26 juillet qu’il examinera la question du référendum révocatoire revendiqué par l’opposition contre le président Nicolas Maduro à partir du 1er août. Mais le gouvernement vénézuélien a demandé mardi au CNE que la coalition d’opposition MUD soit considérée illégale. Le gouvernement l’accuse de fraude dans la collecte des signatures nécessaires à la tenue du référendum. L’affaire n’est pas anodine à l’heure où le gouvernement craint de voir le précédent brésilien souffler l’expérience politique de Caracas et partant l’héritage marqué à gauche de Hugo Chavez.
« Nous sommes venus demander l’annulation de l’enregistrement du parti appelé Table de l’unité démocratique (MUD), pour avoir participé à la plus grande fraude électorale qu’ait connue l’histoiredu pays », a annoncé à la presse le dirigeant chaviste Jorge Rodríguez. Ce dernier a été délégué par M. Maduro pour surveiller le processus qui devant conduire au référendum révocatoire.
Le porte-parole a remis la demande à la présidente du Conseil national électoral (CNE), Tibisay Lucena, avançant que le parti MUD avait inclus des milliers de signatures de personnes décédées, de mineurs et des détenus dans sa demande de référendum contre le président. « Cela préfigure, sans aucun doute, une fraude gravissime », a assuré Jorge Rodríguez, en soulignant que l’organisme électoral avait lui-même décelé ces fraudes.
Composée d’une trentaine de partis de tendances politiques différentes, la coalition d’opposition MUD, qui contrôle le Parlement, est à l’origine d’un processus visant à organiser un référendum révocatoire contre le président Maduro.

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