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Vive tension au Yémen: L’appel à la vengeance

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L’ex-président du Yémen, Ali Abdallah Saleh, a appelé à la mobilisation à la frontière avec l’Arabie Saoudite pour «venger» les victimes des attaques de la coalition arabe dirigée par Riyad qui ont fait au moins 140 morts et des centaines de blessés.
«J’appelle les forces armées et les comités populaires à se rendre sur le front de guerre à la frontière» saoudienne pour «venger nos victimes», a déclaré Abdallah Saleh dans une allocution télévisée. Il rejoint en cela les leaders Houthis qui appellent à la mobilisation générale. D’ores et déjà, on signale que 7.000 nouveaux combattants viennet d’intégrer les milices qui combattent et le gouvernement Hadi, soutenu par Riyad, et les Saoudiens, à la tête d’une coalition arabe.
La coalition s’est empressée de nier, dans un premier temps, toute implication, avant de publier un communiqué dans la nuit annonçant l’ouvertyure d’une enquête «immédiate». Dans la matinée, des milliers de personnes ont manifesté à Sanaa contre le «massacre» de samedi. Allié de Riyad, Washington, a annoncé le réexamen de son soutien à la coalition arabe, qui a déjà été réduit ces derniers mois. «La coopération sécuritaire des Etats-Unis avec l’Arabie Saoudite n’est pas un chèque en blanc», a déclaré le porte-parole du Conseil de sécurité nationale à la Maison-Blanche, Ned Price.
Le carnage de samedi met Washington dans une situation inconfortable quant à sa gestion des conflits dans la région, notamment en Syrie où il dénonce régulièrement les massacres des civils commis, à son avis, par le régime de Damas. En outre, les relations entre Washington et Riyad n’ont cessé de se détériorer ces deux dernières années, en particulier après une amorce de rapprochement entre les Etats-unis et l’Iran et la vision américaine sur la crise syrienne.
La «concurrence» entre les Saoudiens et les Iraniens qui a contribué à alimenter des guerres par procuration en Syrie, en Irak et au Yémen, «nous commande de demander à nos amis (saoudiens) aussi bien qu’aux Iraniens de trouver un moyen efficace pour cohabiter et d’instaurer une sorte de paix froide».
C’est en mars 2015 que l’Arabie Saoudite, à la tête d’une coalition arabe, lançait une opération militaire aérienne au Yémen contre les rebelles houthis, minorité zaydite d’obédience chiite. Objectif : chasser les Houthis de la capitale Sanaa, qu’ils occupent militairement depuis septembre 2014, et rétablir le pouvoir du président Abd Rabbo Mansour Hadi, réfugié à Riyad. Sur le plan régional, l’offensive vise à contrer l’influence de l’Iran.
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