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Vote sanction de l’UMT : Le PJD et l’Istiqlal dans la ligne de mire

Après que le Conseil national et les différentes organisations affiliées à l’UMT aient appelé au vote sanction contre les composantes du gouvernement, des interrogations se sont élevées sur les partis concernés par cette décision, notamment, le PPS qui reste fortement présent dans ses organes de décision. Une source digne de foi au sein de la centrale a levé toutes ambigüités là-dessus en nous confiant que le PJD et l’Istiqlal sont les principaux concernés.
Quelles sont les formations politiques qui « ont fait échouer le dialogue social » et qui sont visées par l’appel au vote-sanction de l’UMT ? « Il s’agit en particulier de l’Istiqlal et du PJD », affirme une source digne de foie au sein de la centrale. Sur les motivations de cette décision, notre source explique que « ces deux partis ont porté préjudice à la classe ouvrière ». Pour ce qui est du PJD, il « a mis les mains et les pieds pour faire passer les lois sur les retraites sans concertation avec les syndicats et cherche, contre toutes les volontés syndicales, à faire passer la loi organique sur la grève ». Donc, le PJD « n’a droit à aucun soutien des travailleurs ». Quant à l’Istiqlal, c’est « d’abord parce qu’il n’a jamais initié aucune action favorable à l’égard de l’UMT ». Mais surtout après que le PI et son relais syndical, l’Union générale des travailleurs du Maroc (UGTM), s’étaient « débinés » à l’occasion du vote du projet de réforme des retraites ». Les conseillers de l’UGTM étaient, pour rappel, les seuls qui ne se sont pas retirés de la commission des finances. Une décision qu’ils avaient prise sans concertation avec leurs partenaires. Ainsi, les syndicalistes du front « UMT, CDT et FDT », qui n’ont toujours pas digéré « cet acte de trahison » de la part du groupe istiqlalien, lui reprochent son abstention de vote du projet de loi relative à la « réforme » des retraites. Une abstention sans laquelle, le gouvernement n’aurait pas pu passer son projet. L’UGTM avait justifié son non-retrait en estimant qu’il « a été dicté par son souci d’introduire des amendements reflétant, au possible, la conception des travailleurs de la retraite, pour barrer le chemin devant l’hégémonie du discours et de la vision unilatérale du gouvernement ».
Quant au PPS, notre Umtéiste affirme que celui-ci entretient toujours de bonnes relations avec le syndicat et qu’il n’a pas été évoqué nommément lors du Conseil qui a pris cette décision. Par contre, les participants à cette rencontre ont été unanimes, selon lui, à rendre la monnaie au Mouvement populaire, dont son ministre chargé de la fonction publique, Mohammed Moubdii, « s’est attaqué à maintes reprises aux syndicats ».
Sur un autre registre, notre source nous a indiqué que plusieurs partis de l’opposition, dont le RNI, convoitent l’UMT et cherchent à avoir son appui en contrepartie d’une « réanimation du dialogue social dans les 100 premiers jours », comme c’est le cas du parti de Salaheddine Mezouar. Notons qu’à l’approche des échéances électorales, les partis politiques s’arrachent les faveurs des syndicats. Une réalité que ceux-ci connaissent et cherchent de leur côté à en faire bénéficier à la classe ouvrière.

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